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 Tanizaki Jun'ichiro-L'éloge de l'ombre

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MessageSujet: Tanizaki Jun'ichiro-L'éloge de l'ombre    Mer 2 Mai - 11:23


«L'éloge de l'ombre »

Ou la description du beau dans une chose insignifiante


Éloge de l'ombre est un essai sur l'esthétique japonaise publié en 1933 au Japon.
L'auteur défend une esthétique de la pénombre comme par réaction à l'esthétique occidentale où tout est éclairé, s'employant à comparer divers usages de la lumière et de l'éclairage (des lieux d'aisance, par exemple) chez les Japonais et les Occidentaux. De plus, fidèle à l'esthétique du « sabi », il revendique la patine des objets par opposition à la manie de la propreté occidentale.

Quatrième de couverture :

« Car un laque décoré à la poudre d’or n’est pas fait pour être embrassé d’un seul coup d’oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l’un ou l’autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l’ombre, il suscite des résonances inexprimables.
De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l’agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d’air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l’homme à la rêverie. N’étaient les objets de laque dans l’espace ombreux, ce monde de rêve à l’incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d’eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l’un ici, l’autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d’or. »

Source: Nautiljon

PHOTOS ou VIDEOS ou AUTRES

"Un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, écrit Tanizaki, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte qu'il suscite des résonances inexprimables"
"Je crois que le beau n'est pas une substance en soi, mais rien qu'un dessin d'ombres, qu'un jeu de clair-obscur produit par la juxtaposition de substances diverses"
"Mieux, nous nous enfonçons avec délice dans les ténèbres et nous leur découvrons une beauté qui leur est propre"
"Quand par hasard l'acteur est un bel adolescent, la finesse de la peau, la fraicheur des joues qui ont l'éclat de la jeunesse en sont rehaussées, elles dégagent une séduction qui n'est pas du tout celle d'une peau féminine, et l'on se rend compte que c'était là ce qui tournait la tête aux grands seigneurs de jadis, éperdument épris de la beauté de leurs mignons."
"La cuisine japonaise n'est pas quelque chose qui se mange mais quelque chose qui se regarde."
"La cuisine japonaise , si elle est servie dans un endroit trop bien éclairé, dans de la vaisselle à dominante blanche, en perd la moitié de son attrait."*


Ici, une belle critique du bouquin.

VOTRE AVIS PERSONNEL


Figurez-vous que c'est ma prof de littérature qui me l'a prêté parce que ce livre rejoint la philosophie de Quignard et Corneau pour Tous Les Matins du Monde, un livre que je dois étudier pour le bac ( et que j'aime beaucoup) et qui a été adapté au cinéma avec Guillaume et Gérard Depardieu ( j'ai aussi beaucoup apprécié le film!).

Enfin, bref, revenons au sujet du livre! J'ai adoré la manière dont l'auteur parle de choses insignifiantes pour les rendre merveilleuses et sublimes. Il défait les avantages du stylo à bille pour montrer à quel point la plume et son encre sont belles! Que quand on entend la plume grincer sur le papier, ça nous procure une sensation de bien être. On voit, ici, qu'il n'aime pas ce qui est parfait, lisse et droit. Par exemple; le stylo plume, qui ne grince par sur la feuille occidentale bien trop lisse et fine et surtout trop blanche et éclatante de brillance, n'émane aucune âme, aucune beauté, puisqu'il est quasiment trop parfait.
Il parle aussi de bol de riz. Que par exemple, la nature du riz serait mieux révélée et nous touchera plus si elle se retrouve dans un bol laqué noir que dans un bol en porcelaine blanche.*

Bref, pour lui, les japonais ont (avaient) le meilleur mode de vie lorsqu'il ne tentait pas de recopier les occidentaux. Il n'est pas raciste, il juge certaines choses provenant d'ailleurs ( comme certaines technologies) de bienfaits et d'avantages mais pour lui, la culture de l'ombre qu'à cultivé la civilisation asiatique ( en général) est la meilleure pour dévoiler ce qui est sublime, sensible et merveilleux.

C'est un livre que j'ai adoré lire et que je conseille. Mais après, ça n'a rien avoir avec un récit, un roman, une aventure, non c'est juste une réflexion, donc c'est à vous de voir si cela vous inspire!

Juste UN bémole dans l'affaire: le livre a longtemps été introuvable ( enfin, c'que ma prof m'a dit) et par conséquent, maintenant qu'il est en vente, il est assez cher par rapport à son format: entre 15 et 20 euros! :/


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J’ai perdu. Je ne sais plus. J’ai perdu mon pavot. J’ai cassé ses pétales. C’est fini. Elle ne repoussera pas. Ca ne reviendra jamais. Cette douceur chaude et rouge. Mon pavot s’est fané. Il a cessé. Et j’ai perdu. Regret. Ca ronge et brûle. J’aimais. J’ai perdu et je me rends compte. J’aime encore. Pardon..
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MessageSujet: Re: Tanizaki Jun'ichiro-L'éloge de l'ombre    Jeu 3 Mai - 21:09

En effet, je l'ai trouvé l'autre fois et par rapport aux nombre des pages, le prix est juste o.o
Sérieux, l'industrie culturelle, et précisément livresque, se fout de nos gueules. Parce que là ça dépasse le raisonnable: j'achète pas un livre à 17 euros pour le lire en un aprem. ( et la polémique au sujet du prix des livres exorbitant et du pourcentage des gains donné aux auteurs suit sa route avec toute l'agressivité dont fait preuve quelques "extrémistes" )
Mais maintenant que je lis ton avis, j'ai tellement envie de le lire!
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